Une mise à jour installée discrètement sur PS4 et PS5 en mars dernier a déclenché une vague de panique chez beaucoup de joueurs, après la découverte d'un check DRM en ligne sur les jeux dématérialisés. La clarification officielle est donc tombée : il ne s'agit pas d'une vérification récurrente tous les 30 jours mais d'un contrôle unique après achat, le temps que la fenêtre de remboursement se referme.
Une mise à jour bien discrète
Tout est parti d'utilisateurs PS4 qui ont remarqué un timer 30 jours sur leurs nouveaux jeux vendus dématérialisés. Sony n'a rien annoncé officiellement au moment du déploiement de la mise à jour firmware, ni dans les notes de patch, ni dans la documentation publique. Le compte à rebours est visible sur PS4 mais invisible sur PS5, ce qui a brouillé un peu plus la communication. Les joueurs ont d'abord cru à un check récurrent obligatoire façon Xbox One de 2013, qui exigerait une connexion régulière sous peine de bloquer la lecture des jeux.
Sony répond, c'est une vérification unique
Face à la grogne, le service support PlayStation a fini par confirmer le mécanisme exact, repris dans un communiqué officiel. La vérification en ligne se fait UNE fois après l'achat, dans une fenêtre de 30 jours. Une fois cette vérif passée, la licence devient permanente et le jeu peut être lancé hors-ligne sans souci. Sony explique que ce système cherche surtout à contrer les fraudes sur les remboursements : un joueur qui achetait un jeu, le téléchargeait, puis demandait un remboursement tout en gardant le contenu sur sa console. La mécanique du contrôle unique permet de figer la situation après les 14 jours du délai de rétractation européen.
Et les jeux physiques ?
Les jeux sur disque Blu-ray ne sont pas concernés (la licence est sur le support physique). Côté PS4, vous verrez encore le compteur dans les détails du jeu, mais celui-ci passe en licence définitive une fois la vérification effectuée. Sur PS5 le mécanisme est toujours invisible pour l'utilisateur.
On en dit quoi ?
Sony qui ajoute un check DRM en silence avant de devoir clarifier sous la pression, ça rappelle quand même la grosse claque qu'avait pris Microsoft en 2013 avec sa Xbox One et son fameux check-in obligatoire. Sony en avait fait un argument marketing à l'époque, en publiant même une vidéo pour expliquer comment prêter un jeu sur PS4 en passant le disque à un ami.
Reste que la version finale annoncée est nettement plus raisonnable que ce que la rumeur avait laissé craindre. Le vrai problème c'est plutôt l'absence de communication dès le départ : déployer une mise à jour qui modifie le statut juridique de votre bibliothèque sans une ligne dans les notes de patch, ça ne pouvait que contrarier les joueurs avertis.